Le Queyrellet (2776 mètres) par le col de Beaubarnon (2608 mètres)
Avant de débuter cette longue journée, une décision avait
été prise la veille au soir après consultation du bulletin météo : la
sortie prévue aux pic des Esparges Fines ne pourrait avoir lieu car celle-ci
était un peu trop longue au regard de ce temps qui était annoncé…. Une
randonnée de « chauffe » fut donc trouvée, en l’occurrence
l’ascension dans un vallon perdu du Queyras (où la plupart du temps nous nous
sommes retrouvés hors sentiers), du col de Beaubarnon et du « petit »
sommet du Queyrellet. Dirigée par nos deux « guides maison »
Yvan et Christophe cette sortie eu un beau succès, dans la lignée de celle qui
était prévue initialement….
Il est 7h15
quand la petite équipe, bien réveillée, se présente au petit déjeuner. A 8h00, les bus démarrent direction le
pont du Guil puis la Maison
du Roy et le village de Ceillac. Les véhicules stationneront sous le petit
hameau de la Riaille. Il
est 9h00. De là, sac au dos,
les jeunes découvrent leurs premiers pas, leurs premiers efforts en montagne.
Il ne fait pas très chaud mais le temps est sec. Rapidement les quelques
maisons de la Riaille
sont dépassées ce qui signifie que la pente va se relever. Le rythme, donné par
Catherine, est idéal. La longue caravane de Queyr’ados 3000 marche, au bruit
des bâtons et des respirations forcées, engendrées par la pente. Dans sa
première partie, le sentier longe le torrent d’Albert descendant du vallon du
même nom. Puis nous le quittons sur notre droite. La pente se fait beaucoup
plus raide, le chemin s’efface d’un seul coup et nous montons dans les alpages.
Nous marchons depuis une heure quand nous décidons de nous arrêter juste en
face de la bergerie d’Albert. Une constatation s’impose alors : et oui,
Christophe avait raison, les pentes du Queyras sont loin de ressembler à celles
de notre Argonne. Qu’importe, nous continuons au rythme donné par nos
« guides ». Nous apercevons alors, un peu au dessus de nous, des rochers qui attirent notre attention. En
effet ceux-ci ont l’air de former des grottes. Ces blocs de calcaire, plantés
au milieu du vallon nous étonnent par leurs formes et leurs couleurs. Il est 10h30 quand nous atteignons ces
formations calcaires pour le moins curieuses. Nous décidons alors de nous
aventurer dans l’une de ces grottes. La situation est remarquable et nous nous
amusons à gravir une petite cheminée donnant accès à l’air libre. Cette petite
pause nous permettra de récupérer de nos efforts colossaux que nous venons de
faire. 500 mètres
de dénivelés viennent d’être avalés et il en reste encore 300 !
Le temps est mitigé, parfois gris mais ce qui nous frappera
le plus sera la force du vent qui monte vers le col. Il nous pousse mais nous
refroidit aussi. Il faudra remettre les polaires voir les vestes chaudes. A 11h06 le petit col de Beaubarnon est
gravit. Nous nous réfugions derrière celui-ci pour nous abriter du vent et nous
couvrir de gants et bonnets. Au col, les roches calcaires nous offrent à
nouveau un joli spectacle. En effet, deux blocs rocheux que nous avons appelé
« les amoureux », dessinent devant nous deux personnages semblant
s’embrasser.
L’ascension continue. Les esprits sont marqués, il fait
froid, la fatigue est bien présente mais personne ne voudra renoncer. Il est 11h50 quand nous atteignons le
sommet du Queyrellet. Le paysage est vaste, masqué cependant par les nombreux
nuages. Les estomacs se tortillent mais il faut continuer afin d’éviter la
pluie prévue l’après-midi. La descente, tant attendue, est alors amorcée mais à
l’opposé du vallon que nous venons de gravir. Un passage fait de magnifiques
blocs rocheux fera notre affaire comme lieu de pause pour le pique nique du midi. La météo est stable, nous
prenons le temps de nous restaurer en contemplant les sommets et lacs voisins.
Vers 14h00 nous retrouvons
le chemin marqué de la montée, nous savons alors que nous ne sommes plus très
loin. Le soleil fait quelques apparitions nous quittons enfin les vêtements
chauds enfilés à la montée. A 14h45,
après 800 mètres
de dénivelés et quelques 10
kilomètres plus loin, nous achevons fièrement notre
première journée en montagne.
Ils ont dit : (Lucie S et Hugo)
Le petit déjeuner était à 7h15, il était très varié.
Au début, pas réveillés, la montée a été dure, mais peu à
peu la forme est arrivée.
Nous avons pu observer nos premières marmottes et edelweiss.
Fred a observé la bergère avec ses jumelles.
Au début le groupe était homogène puis il s’est peu à peu
dispersé.
A la fin nous avons pris une photo au bord d’un ruisseau.
Avec soulagement nous avons retrouvés le bus. Kiss
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Bien joué pour cette première rando. Je ne retrouve pas Lucie sur moitié des photos, quelque part en fin de peloton j'imagine. Déjà de jolies découvertes et plus encore à venir.
RépondreSupprimerJe croise les doigts pour que le temps se lève, c'est toujours plus facile de gérer les jeunes quand ils sont bien crevés.
Big up et bon courage ! Elodie S