Pointe sud de l’Eissassa
Les conditions météos ne se sont pas améliorées beaucoup aujourd’hui.
Le froid est toujours présent (7° ce matin à 8h00 à Bramousse) et les nuages qui laissent apparaitre
parfois quelques tâches de ciel bleu reste accrochés au sommet. Nous traversons
une période vraiment délicate avec ces conditions difficiles en montagne et
c’est pour cette raison que le bivouac prévu hier soir ainsi que l’ascension de
Roche Noire ont été annulés (trop de neige sous le sommet). Remplacée au pied levé,
l’ascension de la pointe sud de l’Eissassa à presque 3000 mètres d’altitude
(2980 mètres
pour être plus précis) a cependant livré un beau spectacle à tous les
Queyr’ados, entre forêt de mélèzes, alpages, col et univers minéral. Cette
ascension déjà réalisé en 2011 par d’autres Queyr’ados reste toutefois une
ascension difficile : les pentes finales y sont raides, sans chemin et sur
un sol fuyant en fin de course. Ajoutons à tout cela les nuages et le vent et
le cocktail n’est quand même pas des plus réjouissant ! Plus longue sortie
(pour le moment) de cette édition 2014 la pointe sud de l’Eissassa, ce sont 1000 mètres de dénivelés
positifs avalés en 3h00. Ayant
choisi volontairement de partir un peu plus tard pour avoir la bonne fenêtre
météo nous quittons les bus au parking de Chaurionde à 9h00. Le sentier s’élève rapidement dans les
mélèzes et débouche ensuite dans un immense vallon herbeux dominé par la tête
de Girardin et bien sûr les montagnes de l’Eissassa. Le rythme est bon, le
groupe soudé, homogène. Sans bruit, la caravane des Queyr’ados s’engouffrent
dans les près de Tronchet. Face à nous, le col Tronchet, précédé d’une pente
affreusement raide, nous domine. Il nous faudra exactement deux heures pour
l’atteindre et passer du Queyras en Ubaye. La pause y sera très courte car le
vent souffle fort ce qui rend les températures glaciales. Nous quittons le
sentier du col pour dépasser à notre gauche un éperon rocheux. Nous atteignons
rapidement un petit col lorsque la pente s’accentue. Fait d’herbe rase et en
majorité de pierres instables nous gravissons très lentement, le dernier tiers
de cette ascension. Le groupe se décompose, le mental craque légèrement mais la
volonté de tous restera une alliée. Une petite pause à quelques centaines de
mètres du sommet nous fera découvrir un lagopède. Une chance de pouvoir
observer cet animal si rare !
Après avoir déposé les bâtons au bord du chemin juste sous
le sommet, nous atteignons la pointe sud de L’Eissassa à 12h05 ce 10 juillet. Rapidement nous
organisons une séance photo car le temps se couvre. Des nuages envahissent déjà
les rochers nord lorsque nous amorçons la descente. Le début de la descente est
délicat. Un petit bloc de pierre se décroche soudain sous les pieds d’un
garçon. De justesse, les jeunes un peu plus en aval l’évitent. Il faut
redoubler de prudence et de concentration. Puis, enseignée par Christophe, une
nouvelle technique de descente fait son apparition : la descente
d’éboulis. Il s’agit en fait de descendre dans les cailloux les plus mouvants possibles
en plantant les talons et en se laissant descendre de plusieurs mètres
accompagnée par l’avalanche de cailloux déclenchée par les chaussures. Une
technique assez vite maitrisée pour certains !
Il est 13h45
lorsque nous retrouvons le col Tronchet. Malheureusement, nous nous retrouvons
dans un nuage : décidément il est passé où ce soleil ? A l’altitude
de 2500 mètres
nous retrouvons subitement des conditions idéales. Le vent s’est affaibli, la
température a augmenté sensiblement et le soleil réchauffe, de temps à autre,
des organismes un peu mis à mal par ce froid persistant. Du coup, la pause
s’impose. Il est temps de quitter bonnets, gants et autres vestes chaudes. La
situation redonnera un peu d’énergie à notre groupe qui, à 15h15 retrouvera les véhicules. Encore un
sommet réussi dans des conditions difficiles !
Le jour de repos de demain sera bien mérité !
Ils ont dit : (Hugo et Lucie C)
Ce 4ème jour, nous avons entamé une ascension
plus complexe que les précédentes. En effet, nous avons gravi l’Eissassa, soit 1000 m de dénivelé. Nous
avons pu voir un troupeau de 8 chamois en redescendant.
Une fois rentrés, nous nous « divertissîmes »
autour d’une table de ping-pong en entendant le rire des garçons.
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