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samedi 12 juillet 2014

Pointe sud de l'Eissassa



Pointe sud de l’Eissassa

Les conditions météos ne se sont pas améliorées beaucoup aujourd’hui. Le froid est toujours présent (7° ce matin à 8h00 à Bramousse) et les nuages qui laissent apparaitre parfois quelques tâches de ciel bleu reste accrochés au sommet. Nous traversons une période vraiment délicate avec ces conditions difficiles en montagne et c’est pour cette raison que le bivouac prévu hier soir ainsi que l’ascension de Roche Noire ont été annulés (trop de neige sous le sommet). Remplacée au pied levé, l’ascension de la pointe sud de l’Eissassa à presque 3000 mètres d’altitude (2980 mètres pour être plus précis) a cependant livré un beau spectacle à tous les Queyr’ados, entre forêt de mélèzes, alpages, col et univers minéral. Cette ascension déjà réalisé en 2011 par d’autres Queyr’ados reste toutefois une ascension difficile : les pentes finales y sont raides, sans chemin et sur un sol fuyant en fin de course. Ajoutons à tout cela les nuages et le vent et le cocktail n’est quand même pas des plus réjouissant ! Plus longue sortie (pour le moment) de cette édition 2014 la pointe sud de l’Eissassa, ce sont 1000 mètres de dénivelés positifs avalés en 3h00. Ayant choisi volontairement de partir un peu plus tard pour avoir la bonne fenêtre météo nous quittons les bus au parking de Chaurionde à 9h00. Le sentier s’élève rapidement dans les mélèzes et débouche ensuite dans un immense vallon herbeux dominé par la tête de Girardin et bien sûr les montagnes de l’Eissassa. Le rythme est bon, le groupe soudé, homogène. Sans bruit, la caravane des Queyr’ados s’engouffrent dans les près de Tronchet. Face à nous, le col Tronchet, précédé d’une pente affreusement raide, nous domine. Il nous faudra exactement deux heures pour l’atteindre et passer du Queyras en Ubaye. La pause y sera très courte car le vent souffle fort ce qui rend les températures glaciales. Nous quittons le sentier du col pour dépasser à notre gauche un éperon rocheux. Nous atteignons rapidement un petit col lorsque la pente s’accentue. Fait d’herbe rase et en majorité de pierres instables nous gravissons très lentement, le dernier tiers de cette ascension. Le groupe se décompose, le mental craque légèrement mais la volonté de tous restera une alliée. Une petite pause à quelques centaines de mètres du sommet nous fera découvrir un lagopède. Une chance de pouvoir observer cet animal si rare !
Après avoir déposé les bâtons au bord du chemin juste sous le sommet, nous atteignons la pointe sud de L’Eissassa à 12h05 ce 10 juillet. Rapidement nous organisons une séance photo car le temps se couvre. Des nuages envahissent déjà les rochers nord lorsque nous amorçons la descente. Le début de la descente est délicat. Un petit bloc de pierre se décroche soudain sous les pieds d’un garçon. De justesse, les jeunes un peu plus en aval l’évitent. Il faut redoubler de prudence et de concentration. Puis, enseignée par Christophe, une nouvelle technique de descente fait son apparition : la descente d’éboulis. Il s’agit en fait de descendre dans les cailloux les plus mouvants possibles en plantant les talons et en se laissant descendre de plusieurs mètres accompagnée par l’avalanche de cailloux déclenchée par les chaussures. Une technique assez vite maitrisée pour certains !
Il est 13h45 lorsque nous retrouvons le col Tronchet. Malheureusement, nous nous retrouvons dans un nuage : décidément il est passé où ce soleil ? A l’altitude de 2500 mètres nous retrouvons subitement des conditions idéales. Le vent s’est affaibli, la température a augmenté sensiblement et le soleil réchauffe, de temps à autre, des organismes un peu mis à mal par ce froid persistant. Du coup, la pause s’impose. Il est temps de quitter bonnets, gants et autres vestes chaudes. La situation redonnera un peu d’énergie à notre groupe qui, à 15h15 retrouvera les véhicules. Encore un sommet réussi dans des conditions difficiles !
Le jour de repos de demain sera bien mérité !


Ils ont dit : (Hugo et Lucie C)
Ce 4ème jour, nous avons entamé une ascension plus complexe que les précédentes. En effet, nous avons gravi l’Eissassa, soit 1000 m de dénivelé. Nous avons pu voir un troupeau de 8 chamois en redescendant.
Une fois rentrés, nous nous « divertissîmes » autour d’une table de ping-pong en entendant le rire des garçons.
























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