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mercredi 9 juillet 2014

Le Pain de Sucre



Le Pain de sucre (ou tentative réussie !)

Les jours se suivent et ressemblent un peu …. Après un lever à 6h30 et un petit déjeuner copieux, l’équipe de Queyr’ados 3000 reprend le chemin d’hier pour une nouvelle tentative du Pain de Sucre. Le ciel est plutôt à dominante bleue mais les nuages restent bien présents sur les hauts sommets. Au col Agnel, la température du bus indique : 3° !
Le vent à l’air fort et nous hésitons tous à quitter notre petit confort.
Il faut descendre car visiblement le créneau météo ne sera pas de longue durée.
Comme hier, les gants, bonnets, vestes et même caleçons chauds seront de sortie. Nous attaquons directement plein est en direction du Pain de Sucre qui impose sa domination face à notre groupe. Il est là, juste devant nous. Il paraît proche. Des nuages passent de temps en temps sur sa face ouest, celle que nous allons gravir ! Le rythme est volontairement très lent et dans le groupe, pas un mot ne vient perturber le souffle du vent dans nos oreilles. Il fait froid, presque trop froid. Mais le soleil domine quand même, bien qu’à l’ouest des nuages gris donnent l’impression de se charger. Nous continuons et commençons les premiers lacets pentus. Le vent est violent, glacial. Les têtes sont rentrées dans les capuches, le regard bas. Le physique va tenir c’est certain mais comment va réagir le mental face à ces conditions extrêmes ? Pas à pas, mètre par mètre, les Queyr’ados se hissent difficilement sur le sentier gelé. Les plaques de schistes roulent sous nos pieds, la concentration doit être maximale. La pente est vraiment raide, il faut de temps en temps éviter de grosses plaques de glace. Il est rare de réaliser l’ascension du Pain de Sucre dans ces conditions diront nos deux « guides » Christophe et Yvan. Mais en fin connaisseurs des lieux, ils vont nous amener, petit à petit, vers le sommet. A l’approche de celui-ci, la tâche se complique lorsque nous devons poser nos bâtons et mettre les mains sur le rocher gelé. Les pierres, posées les unes sur les autres ne demandent qu’à descendre sur celui qui est en dessous. La concentration redouble, les pieds et les mains doivent être placés précisément sinon c’est l’accident.
A force de volonté, il est 10h30 lorsque nous atteignons le sommet où, sans l’avoir imaginé une seconde le vent faibli. A 3208 mètres d’altitude nous découvrons des sensations vertigineuses. Le vue y est vaste, mais, cependant les plus hauts sommets des Alpes ne seront pas visibles. Qu’importe, nous découvrons un panorama vraiment exceptionnel sur l’Italie et la plaine du Pô, le pic d’Asti, les lacs Egorgeou, Foréant, le lac de l’Eychassier…. Les crêtes de la Taillante nous font face. La tête des Toillies sort de temps à autre des nuages et en contrebas nous découvrons les lacets du col Agnel sur les deux versants Italiens et Français. Les minibus seront même à portée de vue, minuscules.
Nous restons un bon moment, le temps de faire quelques photos et de se restaurer rapidement. Yvan nous presse car la descente doit être amorcée le temps que la météo reste stable. Christophe cherchera le sentier le plus propice à une descente sereine pour le groupe. Il ne sera pas évident cependant d’éviter quelques difficultés techniques. Il est midi lorsque nous retrouvons les herbes rases, quelques fleurs à la croissance étonnante et quatre marmottes avec lesquelles nous voudrions bien jouer. Le ciel se charge de plus en plus mais l’absence de vent (enfin !) ne nous précipite pas spécialement plus rapidement vers les bus.
Quand à 12h30 nous nous installons dans  ceux-ci, l’averse de neige se déclenche, forte !
Le timing était réglé avec précision. Le Pain de Sucre vient d’être gravit avec fierté et dans des conditions extrêmes. Il fallait le faire, nous l’avons fait !

Elle a dit : (Zoé)
Après les deux premières randonnées improvisées à cause du mauvais temps, ce mercredi 9 nous avons enfin pu réaliser une ascension sous un « beau temps » : le pain de sucre.
Malgré le froid au sommet de ce mont nous avons admiré une magnifique vue !
Ensuite, après avoir échappé de justesse à la neige, nous sommes redescendus dans la vallée pour déguster notre pique nique que nous avons soigneusement préparé ce matin même.































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2 commentaires:

  1. Les paysages sont superbes et impressionnants. Bravo à tous pour ce sommet, patience et ténacité auront payé. Hâte de voir la suite.
    Et sinon pour parler un peu école : Félicitations Poisson !!
    Elodie S

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  2. Wahou ! Même à 3000m d'altitude on fait de la pub au Super U !
    De superbes paysages, ouvrez grand les yeux et soyez courageux !
    Em S

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