Tentative du Pain de Sucre( ou aventure dans une autre saison !!!)
A la montagne il y a parfois des jours où l’on ne sait plus
très bien à quelle saison l’on vit ! Ce matin faisait parti de ces jours là !
Une nuit bien arrosée, des températures froides, des nuages
épais et le vent fort annoncé en altitude eurent raison de la détermination du
groupe. C’est ainsi que nous choisissons de faire l’impasse, au moins pour ce
matin, de l’ascension du Pain de Sucre. Direction le village de Guillestre où,
au moins, nous pourrions y consulter des prévisions météos fiables et surtout
mettre à jour ce blog. Ce très mauvais temps nous a même obligé à chambouler
notre organisation logistique ! Qu’importe, les Queyr’ados ne sont pas à
cela près !
Durant la pause de midi
quelques trouées de ciel azur faisant leur apparition, la décision fut prise
d’aller voir « comment c’était là haut …. » Nous croyons tous à une
chance de pouvoir tenter cette ascension du Pain de sucre. Après environ 45
minutes de route et après avoir traversé respectivement les gorges du Guil, les
villages de Château Queyras, Ville-Vieille, Molines, Pierre-Grosse et
Fontgillarde (dernier village en France !) nous arrivons sous le col
Agnel. Des flocons de neige font leur apparition dès que nous coupons les
moteurs et nous restons un moment au chaud dans les bus. Au loin les sommets
restent complètement accrochés par les nuages gris et chargés. Habituellement
touristique, les abords du col Agnel sont aujourd’hui presque déserts. Est-il
bien raisonnable de s’aventurer dehors ? Quand il faut, il faut !
Armés de courage, les Queyr’ados sortent des véhicules se précipitent sur les
vestes, gants, bonnets et autres écharpes. Avec un courage exemplaire, une
colonne se forme rapidement sur un rythme lent direction le col Vieux. Les
sentiers sont gorgés d’eau, ruissellent parfois. Les nuages s’engouffrent entre
les vallons, les rochers, passant au-dessus de nous avec une vitesse vertigineuse. La pente est pourtant raide,
nous ne transpirons pas. Le vent arrière reste cependant parfois un allié, nous
aidant dans nos efforts. Il est 15h30
lorsque nous atteignons le col Vieux à 2806 mètres d’altitude.
Par chance, une éclaircie se développe ce qui aura pour conséquences
d’illuminer les magnifiques crêtes de la Taillante toute proche. Sur la droite le Pain de
Sucre reste toujours invisible. L’éclaircie précédente nous conduit vers un
petit sommet au pied du Pain de Sucre mais le vent puissant et le ciel qui se
recouvre nous laissent penser que l’ascension ne sera pas possible. Nos deux
« guides » ne désarment pas pour autant. Nous passons sous le Pain de
Sucre à 2900 mètres
d’altitude, en cherchant notre chemin dans le brouillard de plus en plus dense
et en essayant de retrouver la petite sente d’été cachée sous les immenses névés.
Pour accentuer la difficulté, la neige et le grésil se mettent à tomber. Toutes
les couches vestimentaires ont été utilisées et nous espérons que la météo ne
va pas encore s’aggraver. Les visages, enveloppés dans les capuches, les
bonnets et les écharpes, ne sont pas pour autant à l’abri des rafales. Les
joues, cinglées par les petits cristaux de glace, rougissent rapidement. Les
conditions sont extrêmes et la décision est prise de redescendre plus bas vers
le col Agnel. En changeant d’orientation, nous prenons le vent de face… En
apercevant en contrebas la route du col Agnel nous comprenons que les véhicules
ne sont plus très loin. Nous empruntons un dernier névé, immortalisons le
moment du passage en Italie et nous redescendons au point de départ. Cette
randonnée aura été difficile malgré sa courte distance et son faible dénivelé.
Nous attendons avec impatience le retour du beau temps.
Ils ont dit : (Louise R et Nathan)
Après une nuit difficile, nous nous réveillons vers 7h30, premier réflexe regarder
dehors !On ne voyait pas les montagnes aux alentours. Après le petit
déjeuner direction les magasins dans la ville de Guillestre, où nous avons
acheté des cadeaux pour Lucie.
Nous sommes rentrés au gite pour le déjeuner. Christophe
nous fit un briefing avant de partir pour voir si le Pain de Sucre était
praticable. Finalement nous l’avons contourné pour aller vers l’Italie. Là où
le vent, le froid et la neige nous compliquaient la tâche. Après un goûter bien
mérité, dans le bus de Fred nous avons eu droit à quelques blagues…Direction le gîte pour se doucher, manger et DORMIR !
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